Le début !

C'est le 2 août 1886 que le conseil municipal de l'époque, en les personnes de MM. Poisot, Ronot et Mettrier, déposent, à la Préfecture de Haute-Marne, la demande officielle de création « d'une association ayant pour but l'étude et l'exécution de morceaux de musique, et, composée de jeunes gens intelligents ayant de bonnes dispositions pour apprendre » (sic.) 
L'accord préfectoral permet la naissance de la « Cécilienne », premier nom officiel de l'association. 
En 1897 afin d'affirmer officiellement son caractère cheminot, la société change de nom et de sigle, elle est désormais dénommée « l'Avenir de la Gare de Chalindrey et de Culmont » Il est d'ailleurs significatif qu'à l'époque, tout chef de Dépôt soit, d'office, nommé Président de l'association, (MM. Jeudi, Sadron, Orial, Jacobe, Han, Parizot et Moreau). Elle comporte une quinzaine d'exécutants.  L'association connaît un nouveau baptême en 1903 et s'appelle alors « la Concorde ». Elle compte 25 musiciens, chiffre qui justifie la première demande de subvention pour achats d'instruments, auprès des Beaux-Arts. 
 
Arrivent les années terribles de la première guerre mondiale: la « Concorde » doit suspendre ses activités entre 1914 et 1918. A la fin du conflit, la société ne se remet pas et, incapable de ressusciter, elle est dissoute en 1929. 
Cependant, la musique tient au cœur des « Sorciers Musiciens » : un groupe ; d’anciens, parmi lesquels Georges Galmiche, accompagné de jeunes désireux de  pratiquer l’art de la Musique et de faire revivre l'association, repartent de zéro. La « Lyre Ouvrière et Fanfare Municipale » renaît de ses cendres en 1931.
    Le comité poursuit son petit bonhomme de chemin jusqu'en 1939: l'occupation et les bombardements aidant, des archives disparaissent. L'enfer recommence, et, même quand les hommes rentrent au foyer, il est impossible de pratiquer sa passion. 
Pourtant, après la seconde guerre mondiale, la désormais « Lyre Cheminote et Fanfare Municipale » reprend très vite et très facilement ses activités : les répétitions recommencent. 
Son directeur, M.Heindherer, de Culmont, donne les cours de solfège dès le 1er octobre 1944. L’Association retrouve aussi sa place dans la  cité: l'orchestre d'Harmonie est d'un grand secours pour tourner la page et panser les plaies. Un Conseil d'Administration est mis en place, et la vie de l'association continue sans encombre, en dépit des mutations fréquentes de musiciens, cheminots de métier pour la plupart.
Elle participe déjà à des manifestations internationales: le Concours International de l'U. S. I. C., (Union Sportive Internationale des Cheminots), en 1954, par exemple. 
A cette époque, il convient d'avoir étudié le solfège pendant trois ans avant de prétendre pratiquer un instrument !